D-Day, ils ont inventé le débarquement

Les technologies 3D de Dassault Systèmes pour reconstruire une passerelle entre les ingénieurs d’hier et ceux d’aujourd’hui, en préservant la mémoire des innovations technologiques.

6 juin 1944. Zone proche de Sainte-Mère-Église, département de la Manche. 4h00.

Environ 50 planeurs atterrissent au coeur du bocage normand traversé par des haies et des arbres. Les bataillons alliés qu'ils transportent sont chargés de sécuriser les zones intérieures. Le succès de l'opération Overlord en dépend.

Quinéville, département de la Manche, à Ouistreham, Calvados. 6h30.

Des milliers de barges à fond plat commencent à arriver en débarquant les premières troupes britanniques et américaines sur les plages d'où ils envahiront les zones côtières avant de libérer le pays de l'occupation nazie.

Arromanches, département du Calvados. Plus tard le même jour.

Les premières sections de béton d'un port artificiel arrivent dans la baie. Une semaine plus tard, Mulberry B est opérationnel. Au cours des cinq prochains mois, il sera utilisé pour décharger pas moins de 2,5 millions d'hommes, 500 000 véhicules et 4 millions de tonnes de fournitures.

Il ne reste à ce jour que peu de traces des barges et planeurs, les vestiges du port ont été détruits ou réutilisés, les plans sont détériorés ou mal répertoriés… Avant que toutes les informations disponibles ne soient perdues, l’Institut Passion for Innovation de Dassault Systèmes et ses labs, ont modélisé ces véhicules via une maquette numérique « au boulon près » dans CATIA V6, et reconstitué le port d’Arromanches en réalité virtuelle interactive et immersive. Il s’agit de comprendre et de faire comprendre les innovations technologiques d’hier, d’en préserver la mémoire et de la transmettre. L’enjeu est historique, technologique, pédagogique, mais aussi sensoriel et émotionnel.

Les technologies de Dassault Systèmes au coeur du projet

La barge LCVP et le planeur Waco

Reconstitution 3D dans le logiciel CATIA de la barge LCVP  et du planeur Waco

Les barges LCVP (Landing Craft Vehicle and Personnel), conçues par l’ingénieur américain Andrew Higgins, présentaient des caractéristiques innovantes. Elles pouvaient embarquer une section de 30 hommes avec leur armement. Leur fond plat leur permettait de s’avancer tout près du rivage; le lieutenant abaissait alors la porte qui occupait toute la largeur de l’avant du bateau, et ses soldats surgissaient sur la plage. Utilisant le deuxième safran placé devant l’hélice, les barges repartaient en marche arrière avant de faire demi-tour pour aller chercher un nouveau chargement.

 

Pendant aérien de la barge LCVP, le planeur Waco CG-4A pouvait contenir 13 soldats en armes, en plus du pilote et du copilote. Relativement petits, légers et maniables, et bien sûr silencieux, les Waco ont transporté au coeur du bocage normand, aux premières heures du 6 juin, les troupes chargées de sécuriser l’arrière des côtes en s’emparant des principaux villages, ponts et carrefours, pour assurer le succès du Débarquement.

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Le port artificiel d'Arromanches

Démonstration de l'expérience 3D interactive du port artificiel d'Arromanches

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Un port artificiel fut aménagé au large d’Arromanches : le premier port en eaux profondes jamais imaginé et réalisé. L’ingénieur Allan Beckett avait mis au point des passerelles métalliques reposant sur des flotteurs creux en béton ou en acier, qui reliaient les plages aux plateformes de déchargement flottantes situées au large et où les navires accostaient.

Grâce à un système de pylônes coulissants, les plateformes et les ponts étaient utilisables à marée basse comme à marée haute : ils montaient et descendaient avec le niveau de la mer, ce qui était totalement inédit à l’époque. Le système de fixation des passerelles et des flotteurs leur accordait une grande flexibilité, qui amortissait les mouvements de la houle comme le poids des véhicules qui y circulaient.

Les ancres sous-marines qui fixaient les ponts flottants au fond de la mer, conçues pour s’enfoncer de plus en plus en réponse aux fortes tractions des câbles, assuraient la solidité du dispositif. Enfin, placés en arc de cercle autour du port, d’énormes caissons en béton formaient une digue protectrice contre les courants et les tempêtes. Ces innovations techniques permettaient une utilisation à toute heure du jour et de la nuit ; fin juillet 1944, le port artificiel d’Arromanches était le plus grand port du monde en termes de trafic.

D-Day documentaire [trailer]
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